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Chant aux garçons




Chant aux garçons de café

Par Ana Paula Arendt*


Une feuille de platane avec une plume d'oiseau attachée tombe sur mes pieds : le vent d'été à Paris fait danser la plume et la feuille entre mes souliers épuisés. Message du ciel pour moi d'écrire? La nature parle aussi. Où est l'oiseau de cette plume perdue, voletant entre mes jambes ? Assise à une table du café Les Deux Magots, je regarde l’écoulement de personnes. Le chemin fait de gens qui marchent... Et chaque personne qui marche le long du chemin veut le posséder. Ils veulent avoir Paris pour s'y être promenés. Mais il n'y a pas d'empreintes qui disent le chemin a un propriétaire : et les gens se succèdent et disparaissent à la vitesse d'un instant, sans laisser de traces. Néanmoins de nombreuses empreintes de pas de nombreuses personnes laissent des traces. Les cicatrices couvrent le corps de l'urbe, les rues : les blessures de la terre fraîche devenue ville. Les nuages ​​sont bleus et le soleil est coupé par les bâtiments lumineux en fin d'après-midi : la brise allonge le temps. Le mendiant a le cou courbé comme un cygne, immobile : il ne nous montre plus son visage. Mon cœur blessé : c'est un mendiant qui a aussi perdu la capacité de demander. Il n'est séparé que par un verre de l’étalage à côté. Il n'est séparé que par un verre de l’étalage à son côté. L'oiseau qui a lâché la plume et embrassé la feuille fait bien : il se pose sur le parasol pour se cacher de la vie de commande, de consommation et de comptoirs. Mais je voulais écrire un poème qui te remonterait le moral et t'agrandirait, oiseau de feuilles et de plumes... Comme les rues de Paris qui ne s'épuisent jamais, avec l'odeur des jeunes filles qui se promènent en jeans taille fine, balançant leurs jambes fraîches. Un lieu où la jeunesse et la vieillesse ne se font pas concurrence ni ne s'épient avec méfiance, parce que les vieux ont assez aimé ; et les jeunes ne savent pas combien ils aimeront encore... Tant de mouvement de personnes, et quand même les garçons de café me dévisagent, d'être assise à une table, avec un cahier et une plume : qu'écrit-elle ? Je vous fais un poème. C'est un café littéraire, mais pour l'instant je suis la seule à écrire et je n'y vois toujours aucun signe d'autres poètes. Par malchance, j'ai dû arriver dans le temps vide, en dehors des horaires dont ils font une adresse sur le mouvement. Il n'y a pas de verre entre les gens et ma table, comme il y en a entre le mendiant et le riche : le poète peut toucher du bout des doigts le visage des rues sur lesquelles il écrit. Mais il reste un intervalle de temps, une distance d'espace, séparant le moment où j'écris du moment où l'on me répondra. Dans cette vie sans verre, la mendicité ou l'opulence seront-elles avec moi ? Est-ce que j'attends une pièce de quelque chose ? Ou est-ce que les gens qui me lisent demandent une pièce de ce poème ? D'écrire dans un café littéraire, les gens me dévisagent et me prennent en photo. Mais une seconde et les visages disparaissent. Pourquoi alors sont-ils intéressés ? Ce qui attire le regard et le détourne reste pour moi tout un mystère. Ne devrais-je pas répondre avec mon regard en retour ? A Paris, les garçons de café sont les seuls qui atteignent mes yeux avec l'intention de l'avoir fait : les seuls qui ne voient pas d'inconvénient à regarder et à être vus : ceux dont les yeux me répondent parce qu'ils sont pour ça. A Paris, un garçon est un garçon. Mais une fille n'est pas une fille ; elle est une garçonne... C'est comme Eva avec une côte prise par la nuit, qui emprunte le nom d'un homme, pour dire qu'elle est faite de la même matière. Et l'étoffe dont le garçon est fait : le service. Un garçon compréhensif m'apprend la différence entre une carafe et une bouteille d'eau. Il m'explique l'importance de bien parler français, afin de mériter ses éloges. Il se met à côté de moi et regarde le mouvement des gens avec moi. Il n'y a plus ceux qui sont attachés à voir les gens et le monde, je lui dis : chacun court vers les buts qu'on a préalablement définis. Où est la réunion? Il faut qu'il y ait un accord au préalable, pour qu’une rencontre ne fasse pas perdre de temps. Le commerce du sentiment s'est déjà infiltré dans les veines de chaque destination. Se rencontrer pour faire connaissance, ça existe encore ? La rencontre de s’avoir seulement vu. Mais pour me voir, même par hasard, je conclus : il faut être garçon de café. Pourquoi êtes-vous garçon ? Pourquoi n'êtes-vous pas dans un autre métier ? Qu'est-ce qui vous a donné envie de commander où le couple de personnes âgées s'assoit et où les filles en robes devraient calmer leur flambeaux ? C'est le travail qu’il y avait. Je laisse le pourboire et je pars. Je visite une librairie à côté, assez vide. C'est curieux : le lieu où les intellectuels cherchent leur savoir est vide. Mais le café où les écrivains se divertissent est plein…. Je dois acheter des cartes postales pour les sceller à des amis avec de la cire, disant de leur absence et faisant des vérités. Je suis en retard là-dessus. Une pause dans une église ancienne, dans la délicatesse de ses dômes bleus, dorés, étoilés... Et il faut d'abord manger, avant de lire. Alors je reviens. Bon Dieu ! Tu es revenue? Oui, je suis de retour. Pour tamponner des cartes postales et poser d'autres questions. Il n'y avait pas d'autre métier, mais qu'est-ce qui vous a donné envie d'être ici et de me reconnaître à mon retour ? J'aime ce regard à la recherche de quelqu'un qui a besoin d'être servi, aussi satisfait d'avoir entendu une demande que de ne pas être sollicité. Voilà, le garçon est un homme modèle : sa bonne humeur est un projet de vie ambitieux… Et celui que j'attends vient ? C'est ce que le garçon de café me demande. Je ne sais pas si j'attends quelqu'un qui ne vient pas. Voilà, je suis bien accompagné par un oiseau caché. Je vois passer quelqu’un. Il se retient quelques minutes. C'est peut-être lui ? Il fait sortir son téléphone portable de sa poche. Mais pour un selfie. Pour ne point voir le café, pas même moi, assise dans le café le regardant et attendant qu’il s’assît, pour clavarder. Il ne sent pas, il ne s’assied pas… Mais les garçons ne cessent de zigzaguer, scrutant chaque personne. Percevoir, c’est le métier des garçons. Ils expliquent aux clients avec beaucoup d'éloquence leur proposition des plats. Ils informent le gérant et l'hôte d'accueil. Ils vont à la cuisine. Nettoient la table. Ils s'arrêtent pour se parler et me regardent. Ils secouent une bouteille avant de l'ouvrir. Ils sont très contents du déménagement à chaque table. L'hôte d'accueil est déjà dans la rue, face au flot des gens, esquivant les touristes qui passent, comme un cerf bondissant à travers les buissons endormis; les gens le traversent, comme ils traversent un angelot invisible que seuls les saints peuvent apercevoir. La consultation sur les tables, comme le vassal s'enquiert des décrets de son prince. Le bruit des assiettes, des tasses et des couverts dans la cuisine rivalise avec celui des voitures sportives du boulevard Saint-Germain : le plus beau orchestre de Paris est un café animé... Une fille blonde repose sa tête sur les deux bras. Attend-elle aussi quelqu'un ? Le gérant ajuste sa cravate, sans la regarder, dans son devoir de disponibilité, mais il est encore trop tôt... Elle sortira avant qu’il puisse se faire invité… En anglais et en français les conversations, les phrases en allemand et dans d'autres langues. Le gérant se positionne, accueille les gens, exécute des ballets, ajuste les tables. Pour boire ou pour manger ? Voici la bonne table pour un autre couple de touristes. Sur le gérant, le visage blasé typiquement français, sculpté par les Gaulois qui ont vaincu l'Empire romain. Toujours sûr de lui : jamais désintéressé de quoi que ce soit. Le long tablier blanc des serveurs sollicités, bien porté avec une cravate : ils rappellent les Maçons dans leurs rites secrets dans les loges mystiques, toujours face à l'Église... Cependant les tabliers des garçons vont jusqu’aux pieds. L'ouverture des bras : Ouai ! Personne ne me presse de quitter la table après tant de temps pour finir un café, pendant que j'inscris à mon cahier tout ce que je veux. Alors je commande la Tarte Tatin, un dessert plus égal que les autres, et je me prélasse délicieusement dans sa chaleur humaine. Je suis celle qui obéit à ce que me disent les garçons, je suis ravie de suivre les consignes de ceux qui m'obéissent. Enfin ils se contentent de prouver leur vertus qui méritent un poème… La serviette en papier vert foncé est sur la table, posée par le garçon qui penche son visage sur mon visage. Il s'attarde sur mon corps plus de quelques secondes, demandant à mes yeux de voir ce qu'il m'apporte, la serviette en papier est quelque chose d'inattendu : je lis les grands noms légendaires. Je remarque ma présence parmi eux, dans une courbe dorée et cachée... De la Rochefoucauld veut être vue, ah, un nom d'un temps où les femmes étaient le sujet du donjon et avaient besoin d'être retenues. À mon insu, des lignes décernées à ceux que j'aime, pour les garçons, pour le café, pour la poésie, pour les chemins parcourus… Mais je sens qu'il est temps d'y aller, car un couple me bloque la vue sur la rue, et la file d'attente s'allonge. Il est commode d'être juste une de plus; de marcher sur les chemins qui demandent à continuer d'être tracés. Car quelqu'un veut s'asseoir à la même place où s'est assis un écrivain attentif qui a vécu dans le passé. Pourquoi, s'ils n'écrivent ou ne gravent pas l'or du passé dans les pierres ? Pour voir l'inconnu, trouver la pensée que personne n'avait encore dite, être si bien servi, construire un paysage... Récolter d’un beau jour son prix.


* Ana Paula Arendt, nom de plume de R. P. Alencar, est une politologue, poétesse et diplomate brésilienne.



Canto aos garçons

Por Ana Paula Arendt*


Uma folha de plátano com uma pluma de pássaro grudada cai sobre os meus pés: o vento de verão em Paris faz pluma e folha bailar entre os meus sapatos gastos. Mensagem dos céus para que eu escreva? A natureza também fala. Onde está o pássaro desta pluma perdida, esvoaçando entre as minhas pernas? Sentada numa mesa do café Les Deux Magots, vejo o fluxo de gente. O caminho que é feito de gente andando… E cada pessoa que anda pelo caminho quer ser dona dele. Querem ter Paris de ter caminhado nela. Mas não há pegadas que digam o caminho tenha um dono: e as pessoas se sucedem e se esvaem na rapidez de um instante, sem deixar marcas. Mas muitas pisadas de muita gente deixam vestígios. Cicatrizes recobrem o corpo da urbe, as ruas: os ferimentos da terra fresca tornada em cidade. As nuvens estão azuis e o Sol é cortado pelos prédios luminosos de um fim de tarde: a brisa vai alongando o tempo. O mendigo tem o pescoço dobrado como um cisne, imóvel: não nos mostra mais o seu rosto. Meu coração ferido: um mendigo que, já sem nada, perdeu também a capacidade de pedir. Está separado apenas por um vidro de quem ostenta, na loja ao seu lado. Faz bem o pássaro que soltou a pluma e beijou a folha: pousa sobre o guarda-sol para se esconder da vida de comando, consumo e atendimento. Eis que estou bem acompanhada. Mas eu queria escrever um poema que te alegrasse e te alargasse, ó pássaro de folha e pluma… Como as ruas de Paris que não se esgotam, com o cheiro de moças jovens passeando com jeans de cintura fina, balouçando pernas frescas. Lugar em que a juventude e a velhice não concorrem nem se espiam com desconfiança, porque os velhos já amaram o suficiente; e os jovens não sabem o quanto amarão ainda… O tanto movimento da gente, e ainda assim garçons me fitam o rosto, de ter sentado em uma mesa, com caderneta e pluma: o que ela escreve? Eu lhes faço um poema. É um café literário, mas neste momento, sou a única que escrevo e não avisto por ali, ainda, nem sinal de outros poetas. Dei azar, cheguei no minuto vazio: fora do horário em que eles fazem morada no movimento. Entre a gente e a minha mesa não existe um vidro, como entre o mendigo e o rico: o poeta pode tocar com a ponta de seus dedos o rosto das ruas sobre as quais escreve. Mas permanece uma lacuna de tempo, uma distância de espaço, separando o momento em que escrevo do momento em que me escreverão de volta. Nesta vida sem vidros, estará comigo a mendicância ou a opulência? Sou eu que espero uma moeda? Ou é a gente que me lê pedindo estejam no poema? De escrever num café literário, as pessoas me fitam e tiram uma foto. Mas um segundo e os rostos não estão mais lá. Por que então se interessam? O que chama o olhar e o desvia é, para mim, ainda um mistério. Não deveria responder com o meu olhar de volta? Em Paris, os garçons são os únicos que alcançam meus olhos com a intenção de tê-lo feito: os únicos que não se incomodam em estar olhando e ser vistos: aqueles cujos olhos me respondem porque servem para isso. Em Paris, um garçon é um garçon. Mas uma moça não é uma moça; e sim uma garçonette… É como a Eva de costela tomada pela noite, que empresta o nome de homem, para dizer que é feita do mesmo material. E o material do qual o garçon é feito: serviço. Um garçon compreensivo me ensina a diferença entre uma carafe e uma bouteille d’eau. Explica-me a importância de falar bem francês, para merecer seu elogio. Se posta ao meu lado e fica espiando o movimento de gente comigo. Já não há quem se prenda a ver gente e mundo, eu lhe digo: todos correm para os objetivos que já definiram previamente. Onde existe o encontro? É preciso haver um acordo antes, para não vir de um encontro a perda de tempo. O comércio de sentimentos já se infiltrou nas veias de cada destino. Encontrar para se conhecer, existe ainda isso? Encontrar de se ter apenas visto. Mas para me ver, mesmo por acaso, eu concluo: é preciso ser garçon. Por que és um garçon? Por que não estás em outro emprego? O que te fez querer ordenar onde senta o casal idoso e onde as moças de vestido devem sossegar o facho? É o emprego que tinha. Deixo a gorjeta e saio. Visito uma livraria ao lado, bem vazia. É curioso: o lugar onde os intelectuais buscam seu conhecimento está vazio. Mas o café onde os escritores se distraem está cheio…. Tenho de comprar um postal, para selar com cera postais aos amigos dizendo ausência, fazendo verdades. Estou atrasada nesse propósito. Uma pausa numa Igreja anciã, na delicadeza de suas cúpulas azuis, douradas, estreladas… E é preciso antes comer, para ler. Portanto, eu volto. Eita! Você voltou? Sim, eu voltei. Para selar postais e fazer mais perguntas. Não havia outro emprego, mas o que te fez querer estar aqui, e me reconhecer, quando eu retorno? Amo esse olhar em busca de alguém que precisa ser servido, tão satisfeito em ter ouvido um pedido quanto em não ser necessário. Eis que o garçon é um modelo de homem: seu bom humor é um projeto de vida ambicioso… E vem o sujeito que eu aguardo? É o que o garçon me pergunta. Não sei dizer se aguardo quem não vem. Vejo chegando alguém que passava. Ele se retém por alguns minutos. Talvez seja ele? Tira o celular do bolso. Mas tira uma selfie. Não está vendo o café, nem mesmo eu sentada no café lhe observando e esperando que sente para prosear. Não sente nem senta. Mas os garçons seguem ziguezagueando, perscrutando cada pessoa. A profissão de um garçon é perceber. Explicam aos clientes com grande eloquência o fazer dos pratos. Comunicam ao gerente e ao hôte d’accueil. Vão à cozinha. Limpam a mesa. Pausam para conversar entre si e me entreolham. Agitam uma garrafa antes de abri-la. Estão bem satisfeitos com o movimento. O hôte d’accueil já está na rua, enfrenta o fluxo de gente, desvia dos turistas passantes como um cervo saltando entre as moitas dormidas, por ele pessoas se transpõem, como transpassam um querubim invisível que só os Santos podem perceber. A consulta sobre as mesas, como o vassalo indaga sobre os decretos ao seu príncipe. O ruído de pratos, xícaras e talheres na cozinha compete com o dos carros esportivos na Boulevard Saint-German: a melhor orquestra de Paris é um café movimentado. Uma moça loira apóia sua cabeça sobre os dois braços. Ela também aguarda alguém? O gerente ajusta a gravata, sem olhar para ela, em seu dever disponível, mas ainda é muito cedo… Em inglês e francês as conversas, frases em alemão e em outras línguas. O gerente se posiciona, recebe gente, faz balé, ajusta as mesas. Para beber ou para comer? Eis a mesa correta para mais um casal de turistas. No gerente o rosto blasé típico francês, esculpido pelos gauleses que venceram o Império Romano. Sempre se certificando de si mesmo: jamais desinteressado em nada. O avental branco e longo dos garçons que se solicitam, bem postos em gravata: lembram os maçons em seus ritos secretos das lojas místicas, sempre face à Igreja… Na França se inventaram os garçons e também os maçons, com uma diferença: o avental dos garçons vai até os pés. A abertura dos braços: ouai! Ninguém me apressa para que eu deixe a mesa depois de tanto tempo para terminar um café, enquanto isto inscrevo. Então peço a Tarte Tatin, uma sobremesa mais igual do que as outras, e me refestelo deliciosamente no seu calor feito de mão humana. Eu sou aquela que obedece ao que os garçons me indicam, encantada em seguir a instrução daqueles que me obedecem. Finalmente eles estão satisfeitos em provar as virtudes que merecem um poema… O papel toalha sobre a mesa, posta pelo garçon que inclina sobre o meu rosto o seu rosto. Ele se detém mais que alguns segundos reclinado sobre o meu corpo, pedindo meus olhos vejam o que ele me traz, o papel toalha verde escuro é algo inesperado: leio os grandes nomes legendários. Noto entre eles a minha presença, em uma curva áurea, oculta… Rochefoucauld quer ser visto, ah, tempo em que as mulheres eram assunto da torre de menagem e precisavam ser retidas. Sem que eu me desse conta, linhas pelos que amo, pelos garçons, pelo café, pela poesia, pelos caminhos percorridos… Mas sinto a hora de ir, porque um casal me bloqueia a vista da rua, e a fila se alonga. Convém ser apenas mais uma e pisar os caminhos que pedem continuar a ser feitos. Pois alguém quer sentar no mesmo lugar onde outrora se sentou algum escritor atento que viveu no passado. Por quê, se não escrevem, nem esculpem nas pedras o ouro do passado? Para ver o desconhecido, para encontrar o pensamento que ninguém havia dito ainda, para ser tão bem servido, para construir paisagem… Para colher de um belo dia o seu prêmio.


* Ana Paula Arendt, pseudônimo literário de R. P. Alencar, é cientista política, poeta e diplomata brasileira.

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